Bienheureux Marcel Callo

Membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), en Bretagne, il est fiancé à une jeune fille qui appartient au mouvement. Réquisitionné, en 1943, par l’occupant allemand pour le Service du travail obligatoire, il lui faut partir pour l’Allemagne. Marcel Callo, diocèse de RennesIl décide de s’y comporter ‘en missionnaire, pour aider ses frères jocistes’. Souffrant du froid, mal nourri, il doit travailler de longues heures dans une usine. Ses nerfs sont mis à rude épreuve. Pour surmonter son désarroi, il cherche sa force dans sa foi au Christ. C’est alors qu’il rencontre un groupe de jocistes allemands et leur aumônier, un prêtre capable de s’exprimer en français. Marcel entraîne avec lui à ses messes des camarades français qui ne sont guère familiers de l’Eglise. Un groupe chaleureux se forme ainsi autour de lui, ce qui attire aussitôt l’attention de la Gestapo qui n’aime guère cette ‘action catholique’. Arrêté, il est déporté à Mathausen. Soumis à la soif, la faim, battu, il doit travailler tout le jour dans une usine souterraine. Dans ce qui pourrait être le désespoir, sa foi ne cesse de grandir en espérance et en charité. Il la partage avec d’autres prisonniers. Bientôt, à bout de forces, il est envoyé à l’infirmerie, à deux pas du four crématoire. Là, il continuera de soutenir ses compagnons de misère, jusqu’au bout, alors que lui-même se meurt de dénutrition, de tuberculose et de dysenterie.