Saint Dominique Savio

Saint Dominique Savio, « le petit saint piémontais », est un jeune garçon italien qui a vécu au XIX° siècle.

Dominique Savio est issu d’une famille relativement pauvre. Son père, Charles Savio, est forgeron, et sa mère est couturière ; ils auront huit autres enfants. Très vite, ses parents apprennent à Dominique à prier, à aimer Dieu. Il va à la messe pratiquement tous les jours et devient enfant de chœur. À sept ans, on lui propose de faire sa première communion, ce qui est relativement rare à l’époque (l’âge habituel est de 12 ans). Comme il est intelligent, ses parents tentent de lui donner une instruction complète. Mais le village de Murialdo où réside la famille ne possède pas d’école. Dominique fait chaque jour, 4 fois par jour, les 4 km qui le séparent de Castelnuovo d’Asti, où il y a une école. Peu s’étonnent de voir le petit garçon faire ce long trajet seul, mais il leur répond toujours : « Je ne suis pas seul, je suis avec Dieu ». À l’école, il se fait bien vite remarquer pour ses grandes qualités. Plus apprécié par ses camarades de classe, il dit pourtant lui-même que ses meilleurs amis resteront toujours Jésus et Marie.

Don Bosco visite la région en 1854 : on lui parle de ce garçon pieux et intelligent. Après l’avoir rencontré et interrogé, il décide de le prendre dans son école, l’Oratoire Saint-François de Sales, qui se trouve à Turin, dans le quartier de Valdocco qui accueille environ 115 enfants. Il parle à Don Bosco de son rêve : devenir saint. Don Bosco lui demande : «Veux-tu devenir Saint, comme le demande l’apôtre Paul (cf. 1 Th 4, 3)? Par la grâce du Seigneur, dit don Bosco, tu en as l’étoffe! ». Dominique lui répond : « Oui, je le désire vivement et je souhaite que cette étoffe devienne un bel habit pour le Seigneur, répond Dominique; mais il me faut pour cela un bon tailleur. Acceptez-vous de le devenir pour moi?» Celui-ci lui donne alors pour réponse qu’il doit tout faire avec la joie et le sourire.

Un jour, deux étudiants à la suite d’une grave dispute, décident de se battre jusqu’à la mort. Dominique vient les voir, se met entre eux et brandit une croix en leur disant de le frapper en premier. Quelques jours plus tard, il

parvient à les réconcilier. Il fonde un groupe de jeunes, la Compagnie de l’Immaculée Conception, ayant pour but l’édification et la sanctification de ses membres. On lui prête des visions prophétiques au cours desquelles il entrevoit le rétablissement officiel de la religion catholique en Angleterre.

Mais de santé fragile, Dominique tombe malade en juin 1856. Don Bosco, inquiet, l’envoie respirer l’air natal à Mondonio pour qu’il se repose. Il y reste deux mois et revient à Turin fin août. Il entre en seconde, mais il tombe de nouveau malade. Don Bosco l’envoie à l’infirmerie puis, espérant que l’air du pays lui rendra de nouveau la santé, demande à Charles Savio de venir rechercher son fils. Dominique retourne à Mondonio le 1er mars. Il y meurt de la tuberculose le 9 mars 1857, vers 10 heures du soir. Juste avant de s’éteindre, il dit à ses parents avec un air d’extase : « Oh ! Comme c’est beau ce que je vois ! ».

Don Bosco écrit en 1858 un livre sur Dominique pour souligner sa vie exemplaire et sa sainteté.