Saint Thomas d’Aquin

Thomas d’Aquin est un saint italien du XIII° siècle.

Il est entré dans l’Ordre des Prêcheurs (Dominicains) à l’âge de 20 ans malgré l’opposition de sa famille.

Il poursuit ses études à Paris et en Allemagne. Ses confrères d’étude l’affublent du sobriquet de « bœuf muet » en raison de sa stature et de son caractère taciturne.

Un jour, alors qu’il faisait très froid dehors, les élèves préférèrent rester en classe durant la recréation. L’un d’eux qui fut en train de regarder par la fenêtre s’écrira : oh ! Un âne qui vole ! Personne dans la classe ne l’eut pris au sérieux à l’exception de Saint-Thomas qui se précipita vers son “plaisantin” de camarade pour  voir le spectacle. Il regarda par la fenêtre et ne vit rien. Tous ses camarades rirent aux éclats, et l’un d’eux lui lança : oh, que tu es bête Thomas ! Saint-Thomas, étonné de les voir rire de cette façon, se retourna vers eux avec cette réplique : “pour moi, le vol d’un âne est moins invraisemblable que le mensonge d’un prêtre”.

Il devient un théologien et un philosophe réputé et passe une grande partie de sa vie à étudier les écritures saintes, les écrits des Pères de l’Église, il étudie notamment le travail d’Aristote. Il a produit de nombreux écrits qui forment aujourd’hui l’école thomiste. Il donnait aussi des enseignements, formait des prêtres et des moines.

Dieu était l’objet de tout le travail de Saint Thomas d’Aquin. Il a affirmé notamment que la foi et la raison ne peuvent se contredire car elles émanent toutes les deux de Dieu.

Il a aussi montré que l’on pouvait accéder à Dieu au moyen de la raison naturelle, en partant de ce que l’on constate du monde.

Il a aussi beaucoup travaillé sur les anges et sur bien d’autres sujets.

Il était connu pour mettre Dieu au cœur de son travail intellectuel. Avant de se mettre à l’étude, d’écrire, de réfléchir sur un sujet, de donner un cours, il priait. Il demandait au Seigneur de l’éclairer, de guider son intelligence.

Il meurt à l’âge de 50 ans, lors d’un voyage pour se rendre au Concile de Lyon. On dit qu’il commentait le Cantique des Cantiques aux moines qui l’accompagnaient, sur son lit de mort. En recevant sa dernière communion, il dit :

« Je vous reçois, ô salut de mon âme. C’est par amour de vous que j’ai étudié, veillé des nuits entières et que je me suis épuisé ; c’est vous que j’ai prêché et enseigné. Jamais je n’ai dit un mot contre Vous. Je ne m’attache pas non plus obstinément à mon propre sens ; mais si jamais je me suis mal exprimé sur ce sacrement, je me soumets au jugement de la sainte Église romaine dans l’obéissance de laquelle je meurs. »