Sainte Agnès de Rome

On ne connait pas grand-chose de la vie de cette martyr des premiers siècles.

Née vers 291, Agnès serait issue de la noblesse romaine. À l’âge de douze ou treize ans, elle rejette les avances du fils du préfet de Rome qui la courtise avec empressement, lui déclarant qu’elle est déjà fiancée à quelqu’un de bien plus noble que lui.

Lorsque son père en connaît la raison, il convoque Agnès qui lui déclare qu’elle est chrétienne et promise à Jésus-Christ. Le préfet lui ordonne d’offrir des sacrifices aux dieux romains. Agnès refuse de céder. Pour l’humilier, elle est alors dépouillée de ses vêtements, mais ses cheveux se mirent à pousser miraculeusement, recouvrant entièrement son corps.

Par suite le préfet ordonne qu’Agnès soit brûlée en place publique comme une sorcière, mais le feu épargne la jeune fille et détruit ses bourreaux ; finalement, Agnès est égorgée. Avant que le bourreau ne frappe, Agnès lui aurait dit : « Celui qui le premier m’a choisie, c’est Lui qui me recevra ». Son martyre se serait déroulé en 304 ou 305 pendant la persécution de Dioclétien.

Son nom est issus grec et du latin et veut dire « pur », « net », « intègre » de corps et d’âme. Elle est souvent représentée avec un agneau, symbole de victime et de pureté.