Le Respect

« Plus on aime Dieu, plus on aime les hommes. »

« En tout être humain, derrière les voiles et les apparences, voir un être ineffablement sacré. »

Jésus dit à ses disciples :  » Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés  » (Jn 13, 34).

Le respect est une vertu humaine dont le pendant surnaturel est la Charité. Le respect est une question d’amour. Il est nécessaire dans nos relations avec toute personne que nous côtoyons. Sans cela, le monde serait un immense champ de bataille.

Le respect implique de regarder l’autre comme une créature de Dieu, au même titre que soit. L’autre n’a ni plus, ni moins de valeur que moi aux yeux de Dieu. Même si l’autre est dans l’erreur, ou s’il fait mal, je dois garder à l’esprit qu’il est aimé de Dieu. Par conséquent, je dois m’efforcer de l’aimer.

Le Bienheureux Charles de Foucauld, alors qu’il vivait au milieu de peuples de culture, de religion et de vie très différentes des siennes, estimait que la relation avec ces gens qui l’entouraient devait être une attitude de respect, de profonde humanité et de fraternité. Il l’a vécue dans le partage de la vie des gens. Il a eu à cœur de nouer des liens étroits avec eux. Qu’ils soient pauvres ou riches, il les accueillait avec la plus grande prévenance et créait avec eux des liens d’amitié.

Au sein de l’école, chacun doit veiller à adopter une attitude de respect envers les personnes notamment. Ce respect se manifeste bien entendu de façon différente selon la personne qui reçoit notre respect. En effet, par exemple, la façon de nous adresser à notre institutrice (on dit « vous », on ne lui tape pas sur l’épaule), est différente de celle de nous adresser à un camarade. Pourtant, le respect est toujours présent. Il prend seulement une forme appropriée. C’est pourquoi il est important de demander à Jésus de nous montrer comment il souhaite que nous aimions les autres. Plus exactement, qu’il nous montre comment les autres aimeraient que nous les aimions, que nous les respections.

A l’école, envers les adultes, il est important d’être poli (ne pas couper la parole, ne pas être insolent). C’est de cette façon que nous leur montrons que nous les respectons pour ce qu’ils sont. De même, bien écouter, suivre les consignes, prendre la parole lorsque c’est nécessaire pour faire avancer le travail en classe, ne pas bavarder lorsqu’un adulte parle. Aussi, penser aux personnes qui feront le ménage pendant le week-end : faire en sorte qu’il n’y ai pas de petits papiers, relever sa chaise en partant, bien ranger toutes les affaires pour qu’elles ne traînent pas.

Envers les autres enfants, nous ne devons pas oublier qu’ils ont peut-être des défauts, mais ils ont aussi des qualités ! Est-ce que je me pose la question : quelles sont les qualités de mes camarades, qu’est ce que j’aime chez eux, qu’est ce que je trouve bien chez eux ? Mais je peux leur témoigner mon respect en réglant les disputes par des mots et non des insultes ou des gestes. En faisant attention à ne pas bousculer, ou en allant vers ceux qui sont seuls ou tristes. Ces attitudes permettront une vie commune agréable. Et c’est ainsi que Jésus se tient au milieu de nous, dans la Paix et la Charité.

Par ailleurs, nous devons aussi respecter la nature qui nous entoure. La Création nous a été confiée par Dieu pour que nous en soyons de bons gardiens. Aussi, les objets et les locaux qui sont mis à notre disposition pour faciliter notre travail. Nous devons donc les respecter et même mieux les entretenir. Par exemple, Maintenir notre classe et les couloirs propres, tenter de faire le moins de bruit possible, manipuler les objets avec précautions.

Enfin, toute relation de respect implique l’utilisation de trois mots : s’il te plait, merci, et pardon. Sans ces trois mots, dis avec le cœur bien évidement, l’amour est le respect ne peuvent pas grandir et se développer. Le Pape François nous l’a rappelé :

Savoir dire « S’il te plaît », car « entrer dans la vie de l’autre demande la délicatesse d’une attitude non invasive, qui renouvelle la confiance et le respect. L’amour exige le respect de la liberté et la capacité d’attendre que l’autre

ouvre la porte de son cœur ». Le pape François a alors rappelé cette parole de Jésus dans le livre de l’Apocalypse : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi », une attitude respectueuse de Jésus dont les chrétiens devraient s’inspirer.

Savoir dire « merci » : « Nous devons être intransigeants sur l’éducation à la gratitude, à la reconnaissance, c’est aussi une question de dignité de la personne et de justice sociale : si la famille l’oublie, la vie sociale perdra aussi cette dimension. Un chrétien qui ne sait pas remercier a oublié la langue de Dieu », a insisté le pape.

Savoir dire « pardon », « c’est une parole difficile mais nécessaire. Quand ça manque, des petites fentes s’élargissent jusqu’à devenir des fossés profonds. Être désireux de restituer ce qui s’est perdu, le respect, la sincérité, l’amour, rend digne du pardon ». Et le pape a rappelé une nouvelle fois, qu’il ne fallait pas finir la journée sans faire la paix. « Ce n’est pas la peine de se mettre à genoux mais une caresse ou une parole suffit. »