Le respect

(Inspiré d’un article paru sur Aleteia, Père Michel Martin-Prével)

Dans le livre de la Genèse (4,9), à propos de Caïn et Abel, on peut lire : « Le Seigneur dit à Caïn : « Où est ton frère Abel ? » Caïn répondit : « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? »

Le respect est d’abord un sentiment qui porte à accorder à quelqu’un de la considération en raison de la valeur qu’on lui reconnaît, par déférence, révérence ou estime. Ce sentiment devient vertu par la répétition d’actes de respect envers ceux qui nous sont proches ou lointains. Vertu de base dans la vie sociale, elle procède de la justice, que l’on doit aux autres. Mais il peut s’y ajouter de la charité. Et en tant que chrétiens, nous nous efforçons de pratiquer non seulement le respect, mais surtout la charité. Quand la charité n’est pas là, on dit qu’il doit y avoir au moins le respect.

Dieu nous a tous créé égaux, nous sommes tous ses créatures. Et la valeur d’un être humain est infinie puisque pour racheter le monde Dieu est venu sur terre et est mort sur une croix. Ainsi, respecter une personne, c’est reconnaître la valeur infinie de cette personne. C’est reconnaître que par Amour de cette personne, Jésus est mort sur la Croix.

Le respect de la dignité de toute personne humaine, respect des enfants, des parents, des supérieurs, des étrangers. Respect des malades et des mourants, respect jusqu’à la mort. Respect même des morts. Respect des biens d’autrui, contre le vol ou les dégradations. Respect de soi, de son corps. Respect de la Création dont nous sommes les gardiens. Respect de la Vérité, qu’on doit aux autres, en évitant les médisances ou les calomnies, les mensonges….

Cependant, le respect par lequel nous devons commencer, c’est le respect dû à Dieu. De ce respect découle ainsi naturellement le respect de ceux qui le représentent, qui tirent leur autorité de Lui : les parents, les enseignants, … Puis aussi le respect envers tous ceux qui nous entourent.