La Patience

« Mieux vaut un homme patient qu’un héros » (Livre des Proverbes 16, 32)

La patience est plus importante que les actions d’éclat. Et pourtant, le plus souvent, elle passe inaperçue. Cependant, la patience n’est pas de l’impatience maîtrisée. L’impatience nous fait bouillir : à force de volonté, on peut étouffer cette ébullition, comme on met un couvercle sur une cocotte-minute. Apparemment, tout va bien, mais l’ébullition intérieure demeure ! Et si on s’interdit l’explosion, elle se transforme en implosion : autrement dit, on retourne contre soi sa colère et son impatience. Cela peut ressembler à de la patience, mais ce n’en est pas, car un jour ou l’autre, extérieurement ou intérieurement, l’impatience va éclater et provoquer des dégâts.

La patience est un fruit de l’Esprit Saint. « Laissez-vous mener par l’Esprit (…) Voici le fruit de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi ». La patience va de pair avec la maîtrise de soi, mais toutes deux découlent de la soumission à l’Esprit Saint. Si nous voulons être patients à l’égard des autres, commençons par tout remettre entre les mains de Dieu.

Etre patient c’est finalement faire confiance à Dieu. Accepter que le temps de Dieu ne soit pas le nôtre. Et que Dieu veille à nos besoins. Un enfant ne se pose pas la question de savoir s’il va dîner le soir. Il sait que ses parents vont pouvoir à son besoin et préparer à dîner !

Travailler la vertu de patience est un très bon moyen pour se mettre toujours en présence de Dieu, et se laisser faire. Vivons l’enfance spirituelle, et laissons faire le Seigneur.